Tout d'abord, comment vous sentez vous à l'approche de la sortie de cet album?
Très bien, très heureuse...
D'où est venue cette idée d'un album «hommage» au lieu d'un album original?
En fait, j'avais déjà fini l'écriture d'un album original, quand j'ai eu une conversation avec ma meilleure amie Nathalie, un peu existentialiste, où elle me demandait «Comment devient-on ce que l'on est?», qui est différent de ce à quoi l'on aspire. Je lui ai répondu que c'étaient les femmes de ma vie qui m'avaient aidé. L'idée est donc venue de cet entretien, de faire ainsi une révérence à ces chanteuses, en leur disant merci. A l'aube de mes 40 ans, je trouvais que c'était important de faire un album qui exprime de la gratitude, de faire une sorte d'autoportrait.
Comment vient le choix des chanteuses et des chansons?
Très simplement, en me repositionnant à chaque étape de ma vie où il y a eu un carrefour du destin, qui m'a permit de devenir ce que je suis. Je leur ai écrit des lettres où je leur explique qu'à chaque moment, quelque chose d'unique m'a relié à l'interprète et sa chanson.
Il y a également une transmission d'hommage avec l'apparition de Nana Mouskouri dans votre clip «Soleil soleil»
Tout à fait! (rires). C'était souhaité, un vrai rêve, et qu'elle accepte ainsi d'apparaître avec beaucoup d'humilité dans les dernières secondes de mon clip, c'était le plus beau cadeau qu'on pouvait me faire.
Il a existé une version différente de l'album qui n'a pas vu le jour. Qu'en est-il?
Il y a des raisons multiples et à la fois très simples. Le fond était tout à fait ce que nous voulions et la forme pouvait être élaborée de mille façons. J'ai fait un choix après avoir effectué un vrai recul d'aller vers un son plus gospel, plus rebelle, plus hip hop. Mais cet album là existe, et un jour, je le ferai découvrir au public.
Lors de la tournée?
Non, pas sur scène... Enfin, autrement...
A ce propos, comment envisagez-vous cette future scène? Allez-vous vous ré-interpréter également?
Bien sûr! Et en plus, je ferai un concert qui sera beaucoup plus théâtral que juste un tour de chant.
Vous avez parlé d'un projet ambitieux, votre participation à «Victor Victoria»...
Oui, tout à fait! C'est un énorme défi, quelque chose que je n'ai jamais fait: jouer, chanter et danser en même temps! On va voir comment ça va se décliner, mais je suis très heureuse de relever un défi comme celui là!
Quelles sont vos passions actuelles?
Toujours la musique, même si j'en ai fait un métier, et bien évidemment ma famille.
Qu'est ce qui vous fascine encore?
Tout! Un coucher de soleil magnifique, lire au travers d'un nuage un mot d'amour, recevoir un coup de fil de quelqu'un que j'aime et dont je n'avais plus de nouvelles depuis longtemps, ... Tout me fascine et me fait plaisir dès lors que ça vienne d'un signe du destin ou d'un geste d'amour.
Quels sont les 3 artistes, hors musique, de votre panthéon?
Meryl Streep, Charlie Chaplin, et Jean-Pierre Jeunet.
Quel est votre endroit préféré à Bruxelles, ainsi que celui à Paris?
A Bruxelles, c'est le salon de thé «Wittamer» où l'on mange le meilleur «Forêt Noire» de la planète, et à Paris, un petit restaurant dans le Marais qui s'appelle le «Schwartz», absolument extraordinaire.
Si vous deviez reproduire «TLFM» en version «masculine», quels artistes choisiriez-vous?
Cela demande réflexion, mais d'emblée, je dirai Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Serge Lama, Stevie Wonder, Tony Bennett...
Avec qui voudriez-vous collaborer pour un album original?
Je n'y ai pas pensé du tout... Mais je m'orienterais vers quelqu'un qui fait de la musique philharmonique, car c'est mon souhait pour la prochaine étape. Quelqu'un qui écrirait de la bande originale de film par exemple.
Vous avez eu un gros début de carrière internationale, qu'en est-il également?
Pour moi, la vie est une succession d'instants présents, et pour l'instant, je m'occupe et de «TLFM», et de cette tournée, et de ma famille... C'est difficile de l'avoir en ligne de mire, je continue d'y rêver, mais avec un peu moins d'intensité qu'auparavant...